Le désir de plaire, de se laisser faire. Un je t’aime, vide et éphémère, pour revoir la lumière, pour un séjour moins amer, et tu ères dans l’imaginaire. Une parole en l’air, avant que ça dégénère. Une promesse en l’air pour d’éternels préliminaires.
Aimer, ne jamais succomber. La peur de plonger, de se laisser aller. Le désir de plaire, de se sentir aimé. Un je t’aime et la pluie s’est tassée. Un élan de fraîcheur, une nouvelle saison. Une chanson sans nom. Mais tôt ou tard, va falloir que t'accordes ta guitare, que tu déposes tes armes, que tu lui dises, ça sert pu à rien de se voir, d'y mettre tous ces efforts.
Éviter de s’ouvrir pour ne pas souffrir. Un soupir, un oubli, pourquoi ne pas en finir ainsi, habiter ses souvenirs. Quoi qu’on puisse dire, rien ne vaut son sourire, son passage dans ton livre.
Un petit mensonge, rien de mal à ça, quand on compte tout le bonheur qui t’envoûte dans ses bras et le doute te prend, tu te dis que peut-être, cette fois … Mais non, j’oubliais, tu n’es pas capable d’aimer, toi.
Sunday, April 11, 2010
Thursday, January 28, 2010
CHUO 89.1 FM

Je vous invites à suivre mes chroniques à l'émission ''Bon Matin'' tous les jeudi de 7h00 à 8h00 en compagnie de mon très cher ami Léo, un étudiant en échange au Canada qui vient de la France. Dans l'émission, vous allez avoir de tout: des nouvelles internationales, des chroniques qui parlent de mode, de santé et bien-être, de trucs drôles... Pour ma part je vous parles de ce qui se passe dans le coin d'Ottawa et Gatineau. En fin d'émission nous faisons toujours un débat sur un sujet chaud de l'actualité. Ce matin nous avons donné notre opinion par rapport au voile intégral dans les lieux publics... Très cru comme sujet!! Enfin, si vous êtes debout de bonne heure, pourquoi pas m'accompagner dans ma première expérience de radio? Ca me ferai super plaisir... Vous pouvez écouter l'émission ''Bon Matin'' en direct sur le site de la CHUO, soit le http://www.chuo.fm/fr/accueil . Laissez vos commentaires sur le site. La CHUO est la radio communautaire de l'Université d'Ottawa, j'y fait du bénévole pour le plaisir et surtout pour acquérir de l'expérience dans mon domaine. Alors voilà, bonne journée xxx !
Monday, January 18, 2010
Zoro le Snoro
Peintures
Poussières d'étoile

Nous prenons tous naissance dans le coeur torride des étoiles.
Les atomes qui constituent notre coeur, notre cerveau, nos poumons,
Les atomes qui nous permettent d'aimer, de penser, de respirer,
Ces atomes, c'est de là qu'ils ont émergé.
Les atomes qui constituent nos mains, nos jambes et notre dos.
Les atomes qui nous permettent de prendre, de donner, de venir et d'aller, d'endosser et d'encaisser.
Ces atomes, c'est de là qu'ils ont émergé.
Les atomes qui constituent notre bouche, nos yeux et nos oreilles,
Les atomes qui nous permettent de crier,
de rire, de pleurer, d'entendre et d'écouter.
Les atomes qui nous permettent d'embrasser et de blesser.
Ces atomes, c'est de là qu'ils ont émergé.
Alors pour qui tu te prends?
Ne vois-tu que nous ne sommes pas si différents?
De quel droit tu pointes du doigt?
De quel droit tu juges ce que tu ne connais pas?
Regarde un peu autour de toi,
et prends le temps d'apprécier ce que tu vois.
Tous unique, mais si semblables à la fois,
Mêmes buts, mêmes combats.
Chaque nuit, elles brillent pour toi.
Pour te rappeler la place que tu as.
Pour te rappeler qu'on a tous un peu de cet éclat au fond de soi.
Nous prenons tous naissance dans le coeur torride des étoiles.
Maude Arseneau Richard
La Reine

Les années passent, la Reine se prélasse. Elle se croit tout permis. C’est loin d’être ainsi. La Loi de la vie, ça ne se gouverne pas. Le mal qu’elle a fait, la rattrapera. Couverte de diamant, d’or et d’argent, la Reine brille, scintille, mais est vide en dedans. Belle se sent triste et incomprise, colorée, mais sans saveur. Elle prend des risques, à sa guise. Jamais assez pour avoir peur. Capable de grands discours, la Reine aura toujours recours à plus d’un tour pour détenir ce qu’elle désir en retour. Du château de marbre au champagne le plus dispendieux. Des tableaux de Van Gogh au chevalier le plus courageux. De la robe haute couture aux petits soins. Elle exige le plus dur, sans jamais ne tendre la main. La Reine est égoïste, mais surtout, elle est lâche. La Reine est une gamine qui a perdu son âme. Foules à ses pieds, ses moindres gestes sont observés. Sa parole donne espoir aux plus démunis. Les pauvres ne se doutent pas, qu’ils payeront le prix. Belle raffole du contrôle, vous charmera, jouera son rôle. Même elle, finira par y croire. Belle à deux faces et ne le vous dira pas. Hantée de milles et un secrets, enfermés à double tours. Dites-moi quel aventurier franchira sa cour, lui fera la cour, décrochera ce qu’elle ne partage pas, son amour... Centaines d’êtres à son service, la Reine cache bien ses vices. Seule au monde, comme une bombe, prête à exploser, Belle ne rêve qu’une seule chose… Aimer.
Une gouttelette d’eau, une mer de besoins

En 2009, une personne sur l’aide social reçoit une moyenne de 600 dollars par mois. C’est ridicule compte tenu du coût de la vie. Québec dévoile son plan d’action pour les sans-abri. Son manque de vision en déçoit plusieurs. Une gouttelette d’eau dans une mer de besoins.
Le 4 novembre dernier, la commission de la santé et des services sociaux rend public son rapport sur l’itinérance. Les membres de la commission préconisent des actions concrètes. Les coûts sociaux et économiques stagnent.
Le rapport comporte entre autres l’adoption d’une politique en itinérance le plus rapidement possible. Une amélioration quant au logement social, à la formation des intervenants, ainsi qu’à la concertation entre les réseaux. La mise en place d’un programme de financement suffisant pour les organismes d’aide aux sans-abri et un meilleur équilibre entre la judiciarisation et la médiation sociale.
Quarante jours après le dévoilement du rapport de la commission, lundi dernier, la ministre déléguée aux services sociaux annonce un budget de 14 millions de dollars alloué à la cause.
Lise Thériault dégage cinq priorités du plan d’action. Renforcer la prévention de l’itinérance, favoriser la stabilité résidentielle, adapter l’intervention auprès des sans-abri, favoriser une sécurité dans les lieux publics et accroître la recherche à ce sujet.
Pas un mot sur la politique globale sollicité plus tôt. Pas un mot sur la priorité des femmes itinérantes et leurs enfants.
Le plan d’action est loin de s’attaquer aux causes principales de l’itinérance. Les sommes allouées sont trop minces. Le plan trop vague. Il suscite beaucoup de frustration.
« Je m’attendais à plus que ça de la part du gouvernement », affirme Benoît-Claude Turpin, intervenant au Gîte Ami de Hull. « On dirait que le gouvernement à de la difficulté à comprendre l’ampleur du phénomène. Une politique sur l’itinérance est cruciale ».
La ministre Lise Thériault nous laisse savoir qu’elle ne ferme pas la porte à une politique future, que les réponses apportées dans le document sont rapides et qu’elles évolueront avec le temps.
Difficile à croire. On reporte continuellement à plus tard. C’est très fâcheux.
Le plan d’action est loin d’être innovateur. Il résulte simplement de la poursuite d’actions habituelles et non d’investissements supplémentaires. Ces actions sont évidemment loin d’avoir réglé le problème. Il faut plus d’audace.
Le RSIQ est contrarié, mais espère que ce plan coordonne au moins à court terme les actions des 10 ministères et organismes publics impliqués. Les besoins du RSIQ au Québec seulement dépassent les 50 millions de dollars par année. Un petit 14 millions est loin d’atténuer leur faim. L’implantation du plan sera évaluée en 2013.
On évalue plus de 30 000 itinérants au Québec, dont une augmentation des femmes et des jeunes enfants. Parmi les 70 actions du plan, 300 unités de logements seront réservées aux sans-abri. Il faut plus que des pansements pour l’obtention de résultats à long terme.
Dites-moi, la rue est-elle un cul de sac?

Dormir à la belle étoile, se nourrir de soupes populaires, chercher continuellement sa place dans la société, c’est loin d’être amusant… Le coût de la vie est de plus en plus élevé. La pauvreté s’en suit. L’insécurité augmente auprès des sans-abri.
Les organismes d’aide ne suffisent pas à la demande. Ils essaient de s’adapter aux gens qui requièrent des services. Ils n’y arrivent pas.
Le phénomène des sans-abri n’est pas nouveau. Un grand nombre de personnes de tous les pays, même ceux les plus riches, se sont déjà retrouvés sans toit.
À l’échelle mondiale, on estime plus d’un milliard d’individus mal-logés. Le rapport de l’UNICEF démontre que l’Allemagne en compte 850 000 et les États-Unis, 750 000. À Toronto, les hébergements d’urgence en ont accueilli chaque nuit une moyenne de 10 000.
À Ottawa, plus de 900 personnes sont restées dans les refuges d’urgence chaque nuit. La durée moyenne de l’hébergement est de 45 jours. Cela illustre la difficulté à trouver des logements appropriés et abordables. Sans compter le nombre de gens refusés dû à l’engorgement dans les centres d’aide.
En 2008, le Housing Plus fournit 943 lits dans 792 unités de logement. Malgré tout, plus de 2 000 personnes se trouvent sur listes d’attente. La demande dépasse fermement l’offre. Les gens qui attendent restent dans le réseau des services, se promènent de refuges à maison de chambre à d’autres logements précaires. Il n’y a pas de soutien. Les processus sont trop longs.
Le 3 décembre dernier, au-delà de 300 sans-abri ont manifesté au centre-ville de Gatineau. Ils revendiquaient à la ministre fédérale Diane Finley plus d’investissement quant à leurs droits aux logements sociaux.
Les logements sont trop dispendieux. Le gouvernement conservateur s’est engagé à investir plus de 1,9 million de dollars afin de venir en aide aux sans-abri. Seulement une petite tranche a été déboursée pour la cause.
« Le gouvernement dit nous aider, c’est ridicule. Il priorise tellement de choses avant nous. Là, je veux me prendre en main, mais le système tarde à me fournir de l’argent. Le B.S. me refuse depuis trois mois. C’est de la belle merde. C’est là que je me dis que travailler au noir, au moins ça me permettait d’avoir un toit et de manger à ma faim », raconte Pierre-Éric Ball. Un sans-abri qui en a marre. Un homme qui veut simplement se trouver un endroit où habiter avec sa femme.
Une étude de Focus Counsulting prouve qu’investir davantage dans les logements en milieu de soutient réduit cordialement la fréquence de services d’urgence. Par exemple, les services d’hôpitaux ou de polices. En conséquent, aider les sans-abri augmente la qualité de vie pour tout le monde, voire même la sécurité et l’économie à long terme. Les services d’urgence coûtent jusqu’à 10 fois plus que les coûts de résidences aux sans-abri.
La presse canadienne affirme que l’espérance de vie des gens qui occupent les refuges de sans-abri est plus courte que celle de la population en général. Les chances de vie pour les itinérants et les personnes mal-logées sont de 32 % pour les hommes et 60 % pour les femmes. L’excès d’alcool, de drogue et de cigarettes est plus élevé chez les mal-logés, qui cherchent piètrement à fuir leurs problèmes, découragés de la société.
Il faut prioriser l’aide aux sans-abri. Toute personne à droit à une bonne qualité de vie. Toute personne mérite une bonne santé, de la nourriture, un habillement convenable, un logement abordable, des soins médicaux, des services sociaux… Toute personne à droit à ses besoins physiologiques et sécuritaires. Il faut que ça bouge.
-30-
L'inimaginable

Le vent m’intrigue.
Je ne peux le toucher,
Encore moins l’observer,
Pourtant, je le sens.
Le vent m’inspire.
Il arrive sans prévoir,
Me fait virevolter,
Dans un élan de fraîcheur.
Le vent est mystérieux.
On ne sait d’où il vient,
Ni même jusqu’où il ira,
S’il sera chaud ou bien froid.
Le vent est puissant.
Il peut dévaster terre entière,
Déraciner l’arbre,
Chavirer la mer.
Le vent est si doux.
Les feuilles y dansent,
Dérobées de frissons,
Tel un baiser dans le cou.
Le vent est infini.
Il est sans frontière.
Ne disparaît point,
Mais se transforme.
Lentement, mais sûrement,
Il se transforme.
C’est bizarre.
Le vent m’est familier.
Je ne l’ai jamais croisé,
Pourtant, je le connais
Et même, il me plaît.
Le vent c’est toi.
Un corps impalpable,
Mais présent.
Une rencontre impensable,
Entre toi et moi.
Solutions efficaces quant à l’itinérance
Le 16 octobre dernier se déroulait La 20e nuit des sans-abri, dans plus de 23 villes du Québec. La nuit des sans-abri est un événement de sensibilisation à la situation de la pauvreté, de désaffiliation sociale et d’itinérance.
Chaque automne, une partie de la population est invitée à passer une nuit dans la rue, en guise de solidarité à ceux qui doivent s’y confronter au quotidien.
Cet événement se déroule à grandeur du Québec. Il se déroule, en collaboration avec plusieurs partenaires, dans un lieu public choisi par l’ensemble des participants. De nombreux spectacles et animations se font entendre jusqu’aux petites heures du matin.
La principale revendication de La nuit des sans-abri est de mettre en place, le plus vite possible, une politique globale en itinérance. Le RAPSIM veut que cette politique améliore les droits de la personne à risque d’itinérance quant aux logements sociaux, au revenu, à l’éducation et la santé mentale.
L’État s’est désengagé au cours des dernières années. Les conditions de vie se sont aggravées. Plusieurs organismes ont vu le jour pour répondre aux besoins de l’itinérance.
La 20e nuit des sans-abri est un évènement remarquable quant à la sensibilisation à l’itinérance. Elle touche plus de 50 000 Québécois chaque année.
La Ville d’Ottawa contribue aussi vigoureusement à l’amélioration de la cause des sans-abri. Elle démontre que 89 % des 1 588 familles et personnes solitaires, qui ont bénéficié de ses services de prévention, sont parvenus à garder leur logement. La Ville d’Ottawa compte 1 000 places d'hébergements d’urgences.
Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, cinq causes résultent de l’itinérance familiale : le manque de logements abordables, le revenu insuffisant, la violence familiale, le manque de service et de soutien, ainsi que la discrimination. Plusieurs solutions sont possibles pour diminuer le nombre de sans-abri.
Pour avoir plus de logements, il faut préserver ceux locatifs et abordables qui existent déjà, aider davantage les familles à se trouver un logement et mettre en place des stratégies pour éviter les expulsions. Par exemple, l’information sur le paiement direct des loyers, les services publics, ainsi que les banques d’aides au loyer.
La diminution de la pauvreté nécessite l’augmentation des taux d’aide au revenu et le salaire minimum. L’accès aux dépôts contre les dommages éventuels doit être amélioré et il faut offrir plus de programmes d’initiation au travail, de préparation à l’emploi, de formations professionnelles, ainsi que de soutien pour les gens qui souhaitent poursuivre leurs études.
En ce qui concerne la violence, il faut sensibiliser les gens contre la violence et mieux les informer. Sans oublier d’améliorer la protection policière et l’accès aux services juridiques.
Pour améliorer l’accès aux services, il faut plus de guichet unique, de registres de logements disponibles, de services ciblés pour les immigrants et autres groupes éprouvant de l’analphabétisme. Financer les programmes qui viennent en aide aux familles, comme la thérapie individuelle, soutien à la jeunesse, formation rôle de parent, service de garde subventionné, peut aussi grandement aider le phénomène d’itinérance. Il faut fournir davantage de services pour répondre aux besoins de personnes toxicomanes, méprises de problèmes psychologiques et psychiatriques.
La discrimination peut s’atténuer avec plus de stratégies pour prévenir le racisme et la discrimination. Malheureusement, ces phénomènes sont encore très présents de nos jours.
Plusieurs stratégies sont utiles pour favoriser l’acceptation par les collectivités des projets de logements abordables et des refuges pour sans-abri. Par exemple, une communication tôt, ouverte, fréquente et exacte. Une utilisation efficace des médias est aussi indispensable, d’autant plus que de bonnes relations avec les politiciens locaux, une bonne planification et compréhension du processus communautaire. La persévérance est de mise.
Les promoteurs de projets pour les logements abordables des sans-abri sont conscients d’être confrontés à une opposition. Une partie de l’opposition ne peut être vu en surface. C’est pour cette raison qu’il est important d’utiliser ces stratégies pour obtenir l’acceptation des collectivités.
Chaque automne, une partie de la population est invitée à passer une nuit dans la rue, en guise de solidarité à ceux qui doivent s’y confronter au quotidien.
Cet événement se déroule à grandeur du Québec. Il se déroule, en collaboration avec plusieurs partenaires, dans un lieu public choisi par l’ensemble des participants. De nombreux spectacles et animations se font entendre jusqu’aux petites heures du matin.
La principale revendication de La nuit des sans-abri est de mettre en place, le plus vite possible, une politique globale en itinérance. Le RAPSIM veut que cette politique améliore les droits de la personne à risque d’itinérance quant aux logements sociaux, au revenu, à l’éducation et la santé mentale.
L’État s’est désengagé au cours des dernières années. Les conditions de vie se sont aggravées. Plusieurs organismes ont vu le jour pour répondre aux besoins de l’itinérance.
La 20e nuit des sans-abri est un évènement remarquable quant à la sensibilisation à l’itinérance. Elle touche plus de 50 000 Québécois chaque année.
La Ville d’Ottawa contribue aussi vigoureusement à l’amélioration de la cause des sans-abri. Elle démontre que 89 % des 1 588 familles et personnes solitaires, qui ont bénéficié de ses services de prévention, sont parvenus à garder leur logement. La Ville d’Ottawa compte 1 000 places d'hébergements d’urgences.
Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, cinq causes résultent de l’itinérance familiale : le manque de logements abordables, le revenu insuffisant, la violence familiale, le manque de service et de soutien, ainsi que la discrimination. Plusieurs solutions sont possibles pour diminuer le nombre de sans-abri.
Pour avoir plus de logements, il faut préserver ceux locatifs et abordables qui existent déjà, aider davantage les familles à se trouver un logement et mettre en place des stratégies pour éviter les expulsions. Par exemple, l’information sur le paiement direct des loyers, les services publics, ainsi que les banques d’aides au loyer.
La diminution de la pauvreté nécessite l’augmentation des taux d’aide au revenu et le salaire minimum. L’accès aux dépôts contre les dommages éventuels doit être amélioré et il faut offrir plus de programmes d’initiation au travail, de préparation à l’emploi, de formations professionnelles, ainsi que de soutien pour les gens qui souhaitent poursuivre leurs études.
En ce qui concerne la violence, il faut sensibiliser les gens contre la violence et mieux les informer. Sans oublier d’améliorer la protection policière et l’accès aux services juridiques.
Pour améliorer l’accès aux services, il faut plus de guichet unique, de registres de logements disponibles, de services ciblés pour les immigrants et autres groupes éprouvant de l’analphabétisme. Financer les programmes qui viennent en aide aux familles, comme la thérapie individuelle, soutien à la jeunesse, formation rôle de parent, service de garde subventionné, peut aussi grandement aider le phénomène d’itinérance. Il faut fournir davantage de services pour répondre aux besoins de personnes toxicomanes, méprises de problèmes psychologiques et psychiatriques.
La discrimination peut s’atténuer avec plus de stratégies pour prévenir le racisme et la discrimination. Malheureusement, ces phénomènes sont encore très présents de nos jours.
Plusieurs stratégies sont utiles pour favoriser l’acceptation par les collectivités des projets de logements abordables et des refuges pour sans-abri. Par exemple, une communication tôt, ouverte, fréquente et exacte. Une utilisation efficace des médias est aussi indispensable, d’autant plus que de bonnes relations avec les politiciens locaux, une bonne planification et compréhension du processus communautaire. La persévérance est de mise.
Les promoteurs de projets pour les logements abordables des sans-abri sont conscients d’être confrontés à une opposition. Une partie de l’opposition ne peut être vu en surface. C’est pour cette raison qu’il est important d’utiliser ces stratégies pour obtenir l’acceptation des collectivités.
Après la paire de ciseaux à deux pas de l’artère, la lumière.

Dans le bois, un homme habite dans une petite tente avec sa femme. Il se lève. La première chose qu’il fait, c’est démonter sa tente. Il ne peut la laisser là durant le jour.
Il part avec son sac à dos, à la recherche d’une quelconque salle de bain pour se laver, dans un centre commercial ou un dépanneur.
Il se promène, à la conquête d’un peu de change ou il se rend à la soupe populaire pour manger.
Et puis, sa journée commence. Il vend de la drogue. Beaucoup de drogue. Le travail au noir, ça fait suffisamment d’argent pour payer ses consommations personnelles.
Il marche, le pas lourd. La bagarre surgit quand il vend dans un territoire qui n’est pas le sien. Une fois, un homme s’est fait transpercer la gorge au couteau pour cinq dollars. Le crack, ça rend fou.
Le soir, il retourne à son spot. Souvent, il est obligé de s’obstiner avec les polices pour y rester. La plus part du temps, il part à la recherche d’un nouvel endroit pour s’installer. Ce n’est pas toujours évident…
« On peut enlever un gars de la rue, mais pas la rue du gars! », s’exclame Pierre-Éric Ball, un itinérant de l’Outaouais et les environs.
Oui, celui dont je vous parlais plus haut. Celui qui a vécu dans sa tente pendant des lustres.
Il a habité partout au Canada. Il aime voyager. Il vit dans son sac à dos depuis l’âge de 13 ans. Il est papa d’une petite fille. Ça fait déjà 8 ans qu’il ne l’a pas vue. Lui et la mère de sa petite, c’est comme le feu et la gazoline.
« Je consomme depuis l’âge de 11 ans. Le problème est plus ou moins réglé. J’ai eu des ennuis avec mon père adoptif. Il me battait. J'ai vu cet homme battre ma mère à plusieurs reprises. C’est à cause de ça que j’ai commencé à me droguer si jeune », raconte-t-il.
Aujourd’hui, à 43 ans, il désire plus de stabilité dans sa vie. Il a toujours cherché à fuir ses problèmes. Maintenant, il veut leur faire face. Mais être dans la rue, c’est un cercle vicieux. Plus on trempe dedans, plus il est difficile de s’en sortir. C’est bien connu.
« Avant, la rue était une petite famille. Ce n’est plus pareil. Tout le monde se poignarde dans le dos. Là, je suis tanné de me faire trahir. Je suis tanné du stress, de me demander où je vais me laver, où je vais manger, où je vais coucher »
Il travaille maintenant dans un centre d’aide pour sans-abri. Il donne au suivant. Il a eu besoin d’aide pour s’en sortir. Il a suivi plusieurs thérapies. Présentement, il a délaissé sa tente pour un petit bachelor dans le coin de Hull. Sa vie commence à prendre un regain positif, mais pour en arriver là, il a usé plusieurs semelles.
Se réintégrer dans le système social, c’est très long. Les gens le jugent à plusieurs reprises. Les portes se ferment quand il demande de l’aide. Il attend plusieurs mois avant de recevoir son premier chèque de bien-être social. Pierre-Éric Ball consulte même l’Aide juridique pour faire avancer le processus. Il n’a pas assez de ressources. Il se bat constamment avec son goût d’abandon. Son petit diable, qui le supplie retourner dans la rue.
Avant de se trouver un habitat, il fait preuve de patience. Sans téléphone, c'est compliqué d’obtenir le retour d’appels des propriétaires de logements. Il laisse le numéro du centre d’aide le plus près pour que ces derniers puissent le rejoindre.
Chaque fois qu’un propriétaire renvoie l’appel, la conversation s’arrête après quelques secondes. Au moment où le mot Gîte Ami entre dans leurs oreilles, la ligne se ferme.
Les gens généralisent. Ils ne font pas confiance à un homme au passé tordu. C’est frustrant.
« J’en ai vécu pour 3 vies avec toutes mes expériences. Ça m’a appris à quoi ne pas faire dans la vie. Moi, le seul moyen qui me permet d’apprendre, c’est de me péter la gueule! »
Plusieurs balles ont traversé son corps. De nombreux couteaux ont gouté son sang. Une paire de ciseaux a passé à deux doigts de lui percer l’artère. Il a énormément de défauts, un passé terriblement sombre, mais il est tellement débrouillard, et surtout, il a été béni. « J’ai toujours réussi à éviter la prison. Si je m’étais fait pincer pour la moitié de ce que j’ai fait, je ne serais pas ici. Je serais en tôle pour des années lumières… », dit-il en regardant vers le ciel.
« Je crois que ce qui m’a sauvé, c’est d’apprendre à mettre des mots sur mes manques, mes vides, mes peurs. J’ai appris à exprimer mes émotions. Depuis, je me sens mieux et je vois clair », rajoute-t-il le sourire aux lèvres.
Les muses

Les Muses sont les patronnes des chants et des sciences, dont la généalogie, le nombre et les attributions précises ont beaucoup changé selon les époques. Avec Hésiode, elles sont définies comme neuf sœurs, filles de Zeus et de Mnémosyne (la Mémoire).
Leurs noms :
Calliope : La poésie épique
Clio : L'histoire
Erato : La poésie lyrique
Euterpe : La musique
Melpomène : La tragédie
Polymnie : L'art d'écrire et la pantomime
Terpsichore : La danse
Thalie : La comédie
Uranie : L'astronomie
En présidant les arts tels que la poésie, la musique, la tragédie, les Grecs leur élevaient des Temples, dont le nom est à l'origine du mot "Musée". Ni la peinture, ni la sculpture n'appartenaient alors aux arts prestigieux, mais la civilisation antique entra en décadence et le sentiment que les coutumes et le savoir-faire anciens se perdaient, éveilla chez les citoyens grecs, l'envie de rechercher et de conserver statues, vases et tableaux en témoignage du passé. Ainsi naquirent les premiers Musées.
Ensemble, elle représente l’harmonie, la célébration de l’intelligence et de la créativité humaine, la volonté de l’homme à toujours vouloir se dépasser, aller au delà de sa condition de simple mortel, pour atteindre, par l’art et le devoir de la mémoire, la postérité et acquérir l’immortalité. Individuellement, elle symbolise une activité intellectuelle permettant à l’homme de développer ses talents, son savoir et son savoir-faire, pour tenter d’atteindre, dans chaque domaine, la perfection. Elles dispensent de bonheur et de sagesse. Elles sont liées aux domaines littéraires et artistiques. Symbole d’inspiration et de quête d’amour.
Les sans-abri, des dépendants affectifs?

Au centre-ville de Hull, le Gîte Ami brille. Financé entre autres par Centraide Outaouais, il héberge plus de 45 personnes, offre des repas, des vêtements, un service de buanderie et même un support psychologique pour aider les sans-abri à se réintégrer dans la société.
L’écoute, le respect et l’entraide sont les priorités de l'entreprise.
Le Gîte Ami est né le 23 décembre 1983. Au début, il n’y avait qu’une cuisinière. On servait du café et des beignes aux personnes en besoin. Rapidement, l’entreprise prit de l’expansion.
Gérard Charron vient de la campagne, du Lac des loups. Il travaille depuis 15 ans au Gîte Ami. Il est intervenant de première ligne auprès des sans-abri. Il accueille directement la personne quand elle se présente pour de l'aide.
Il s’occupe aussi du suivi communautaire. Plus précisément, le suivi fait après la réception des besoins principaux. Par exemple, il apprend aux gens à prendre l'autobus, faire leur commande d'épicerie, comment s'y prendre avec les avocats, aide à la cherche d'un logement, etc.
Gérard Charron a reçu de nombreuses formations et en a vu de toutes les couleurs. Il est spécialiste en la matière.
« Aucune caractéristique n'est nécessaire pour qu’une personne bénéficie de notre aide, n’importe qui peut venir cogner à notre porte, on n’a pas de préjugé », explique-t-il.
Le Gîte Ami est un centre d’hébergement temporaire de sept jours. Les gens ont sept jours pour entreprendre leur démarche de réinsertion sociale, par exemple pour recevoir de l’Aide sociale. Si la personne a déjà entrepris ses démarches, le gîte peut l'héberger un mois ou deux, jusqu’à ce qu’elle reçoit son premier chèque.
Selon Gérard Charron, il est important de distinguer les cinq clientèles différentes qui se présentent à lui : les jeunes, les personnes avec des problèmes de santé mentale, les itinérants, les sans-abri et les personnes âgées.
« Un itinérant, c’est une personne qui n’est jamais heureuse à la même place, elle ne se sent pas bien, elle voyage de ville en ville, c'est une nomade... Ça ne veut pas dire qu’elle a des problèmes d’alcool ou de drogue », dit-il.
« Être sans-abri, on le devient pour une raison particulière, soit à cause de problèmes de drogue, d'alcool, de gambling, de divorce, d'une perte d’emploi, etc. Ces personnes-là ne sont pas habituées de coucher dehors. Elles vont faire n’importe quoi pour trouver une place où dormir. Elles couchent dans les urgences à l’hôpital,ou même, s'organisent pour passer une nuit dans un poste de police. Ce type constitue la majorité de notre clientèle », affirme-t-il.
Il faut comprendre que 90 % des sans-abri sont dépendants affectifs. Si leurs problèmes de dépendance étaient réglés, ils ne seraient pas dans la rue. Une personne en manque comble son vide par tous les moyens, autant bien que mal.
« Les individus sortent dans la rue pour avoir plus d’attention. Parfois, ils veulent seulement un petit bonjour, une interaction avec les autres. Quand ils ont de l’argent, ils ont plus d’amis et se sentent plus importants »
« Il y a beaucoup de prostitutions dans la rue. Ce n’est pas toujours ''rough''. Il y a des sans-abri qui se prostituent, non seulement pour l’argent, mais juste pour avoir l'impression de se sentir appréciée une heure ou deux…», ajoute-t-il.
Le Gîte Ami n’incite pas les gens à venir à eux. Il ne mise pas sur la publicité. C’est le bouche à oreille dans la rue qui amène les gens à venir demander de l’aide.
À Ottawa, les règlements quant aux centres d’aide aux sans-abri ne sont pas les même qu’au Québec. Pour une nuit, le coût d’hébergement s’élève à 50 dollars. C’est pour cette raison qu’il y a autant de quêteurs dans les rues.
Selon Gérard Charron, il est primordial d’aider les personnes en besoin. Il explique que si on ne leur donne pas ce qu’elles veulent, elles vont s’organiser pour l’avoir. Elles vont aller coucher sur le balcon d’un inconnu, voler des vélos, coucher dans des automobiles. S’il n’y a pas d’aide, le taux de criminalité augmente.
Les préliminaires d’une histoire abracadabrante
Dans une pièce sombre, un petit ourson pendille au plafond. À côté, dort un cadre de Mickey Mouse, beaucoup de paperasses, un dictionnaire et une petite télévision. Voilà ce qui se trouve dans le salon du Fantask. Un univers marginal, bourré de mystères, doté d’un esprit de vengeance…
Sans oublier les murs de son appartement, tapissés de mille et un mots en marqueur noir.
Déroutant.
Le Fantask, c’est le surnom que Benoît-Claude Turpin s’est donné avec les années. Pourquoi? C’est primitif. Le mot fantasque est un adjectif qui désigne une personne sujette à la fantaisie et l’originalité.
« On peut dire que j’ai deux personnalités : Benoit, le petit ange raisonnable qui n’ose pas, et Le Fantask, celui qui me pousse à tirer avantage, avec ma musique, de tous les manques et le mal que j’ai pu avoir dans ma vie… »
Bizarre, capricieux, changeant, déraisonnable, arrogant, inégal, excentrique, extravagant, spécial... Le Fantask de Gatineau n’a aucune barrière à son épreuve et rêve grand.
Sous la production de Quest, c’est à 22 ans qu’il sort son premier album complet intitulé « Mes premiers pas ».
« Depuis les deux dernières années, j’ai réussi à mettre ma vie sur papier, mot pour mot. Cet album, c’est ma vie, et malheureusement, beaucoup seront victimes de mon ancre », raconte-t-il.
Auteur depuis l’âge de 10 ans et interprète depuis maintenant 8 ans, Le Fantask crée avec son album un univers pour échapper à son enfance. Sa transparence et son manque de censure à l'égard de tout ce qu'il a vécu est sans aucun doute ce qui rend cet artiste aussi fascinant qu’accrocheur.
Issu d’une famille dysfonctionnelle et d’une mère absente, Le Fantask sombre dans la drogue en bas âge et affronte sa première dépression à l’âge de 13 ans. Après plusieurs tentatives de suicide, il décide aujourd’hui de regarder droit devant, de suivre sa passion et de raconter son histoire, aussi cruelle soit-elle.
« Je ne me souviens pas d’un moment où j’étais heureux quand j’étais petit… Regarde, quand j’avais un an je me lançais en bas de mon berceau pour que ma mère vienne me prendre dans ses bras. À dix ans, elle menaçait déjà de me renier et disait que j’étais bon à rien. Adolescent, mon beau-père demande à ma mère de faire un choix : lui ou moi. Elle choisit de me mettre dehors. Moi, j’ai choisi de me venger à ma façon », explique-t-il.
Entre deux chansons, Le Fantask travaille comme intervenant auprès des sans-abri au Gîte l’Ami, ce qui lui permet de rejoindre ses valeurs altruistes, d’aider les autres à s’en sortir, comme lui. « J’ai un bagage difficile, aider les autres me fait du bien, mais pour moi, il n’y a pas meilleur remède qu’une plume et un papier ».
D’après le jeune homme, le hip-hop de la scène québécoise est perfide et se doit de renouveler son image. Sous l’influence de rappeurs tels que Sniper, Iam, Fonky Family, Sefyu, Booba et Youssoupha, Le Fantask songe à réunir le rap québécois et celui de l’Europe.
On dit qu'une image vaut mille mots. Dans son cas, ce sont ses mots qui valent mille images. Les paroles du Fantask sont crues et théâtrales. Mépris d’un fétiche pour les instruments arabes et orientaux, les mélodies du jeune homme sortent de l’ordinaire. Le Fantask a la musique dans le sang et parvient avec prodige à faire danser nos globules sous ses éminentes litanies.
Préparez-vous au pire, car « Mes premiers pas » vous déstabilisera, évoquera en vous des sentiments insondables et profonds.
Solitaire, courageux et persévérant, Le Fantask est convaincu que sa venue dévastera terre entière.
Soyez donc à l’affût de son album qui sortira ce printemps, temps exemplaire pour lancer une relève abracadabrante sur la scène musicale, une relève qui en fera forcément parler plusieurs.
L’histoire ne fait que commencer…
www.myspace.com/lefantask
Le buffet «all you can eat»
Menaces, intimidations, violence, contrôle : beaucoup d’histoires d’horreurs sont racontées par des gens qui travaillent dans le milieu de la construction au Québec. Plusieurs enquêtes nous démontrent fortement la présence d’activités criminelles dans l’industrie. La FTQ, un des piliers de notre économie, s’est mis les pieds dans les plats.
«… je pensais qu’au Québec, on avait le droit de travailler si on avait des cartes de compétence pour travailler sur les chantiers, mais ce n’est pas le cas», raconte Ken Pereira, dans un reportage d’Alain Gravel, à Radio-Canada. Pereira, qui dénonce aussi le scandale des comptes de dépenses de l’ex-directeur de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Ces dépenses qui s’avéraient à plus de 120 000 dollars en six mois.
La mafia italienne de Montréal contrôle ce qui se passe dans la construction à 80 % des contrats. Les grandes entreprises de constructions s’entendent entres-elles pour truquer les appels d’offres publiques et gonfler les prix jusqu’à 35 %. C’est ce que nous affirment les enquêtes de Radio-Canada.
Après l’histoire du fameux Touch, le bateau à scandales d’Accurso, ou même, celle de l’appel téléphonique qu’à reçu François Beaudry, à propos des contrats prévus d’avance, sans ne mentionner qu’elles, il est inévitable qu’une majorité de la population exige une enquête publique dans l’industrie.
Nous croyons qu’une enquête publique, transparente et indépendante, serait beaucoup plus efficace qu’une simple enquête policière, puisque cette dernière n’est pas suffisante pour regagner la confiance des gens. Elle se cache en arrière-plan.
L’enquête publique, quant à elle, est large et enrôle de nombreux experts. Elle est longue, mais transmet un message puissant qui engage des débats dans la société. Elle étudie de fond en comble tout le fonctionnement de l’industrie, les modes de distribution des contrats, et plus encore.
Un climat mal saint se propage au Québec. La population doit être rassurée. L’enquête publique peut nous donner la vérité. La corruption dans le monde de la construction est d’intérêt public. Les gens se doivent de connaître l’exactitude du problème.
Il n’est pas impressionnant que la FTQ-Construction, ainsi que le gouvernement Charest, rejette la demande d’enquête publique. Ils sont entièrement concernés. Cette histoire pourrait grandement leur nuire, si ce n'est pas déjà fait.
Les scandales dans l’industrie sont comme des buffets all you can eat, où plusieurs personnes se sont gâtées. Il est très normal que certains groupes se protègent. Ils pourraient tout perdre.
Les policiers eux-mêmes recommandent une enquête publique, mais le gouvernement Charest privilégie l’enquête policière. Étonnant.
Le mouvement de revendication d’une enquête publique à ce sujet grandit de plus en plus. Les partis d'opposition, le maire de Montréal, le Vérificateur général du Québec, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, le président du Syndicat des policiers de la SQ, l'Association des procureurs de la Couronne, le président de la Fédération des travailleurs du Québec, ainsi que la population, sont tous favorables, tandis que le P.D.G. de la FTQ cherche ses mots.
Richard Goyette, directeur de la FTQ-Construction, renie toutes activités criminelles et accuse les médias de problème d’éthique. Selon lui, les médias se fient aux rumeurs et publient tout ce qui fait un cirque auprès de la société. Il explique que les enquêtes publiques ne sont là que pour s’amuser et agir de façon déjà concertée. Il pense que ces dernières ne mènent nulle part.
Le directeur de la FTQ argumente aussi sur le fait que la loi sur la commission d’enquête est dépassée, qu’elle doit être revue avant d’entreprendre de nouvelles démarches.
Cependant, il est indispensable de faire une commission d’enquête publique pour englober les coûts de la construction et les causes du travail au noir.
Une enquête plus large permettrait de trouver plus précisément qui fait mal son travail et qui abuse. Nous n’avons pas les moyens de gaspiller en cadeau de dizaines de millions aux entrepreneurs.
De plus, la sécurité des travailleurs de la construction est primordiale.
«… je pensais qu’au Québec, on avait le droit de travailler si on avait des cartes de compétence pour travailler sur les chantiers, mais ce n’est pas le cas», raconte Ken Pereira, dans un reportage d’Alain Gravel, à Radio-Canada. Pereira, qui dénonce aussi le scandale des comptes de dépenses de l’ex-directeur de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Ces dépenses qui s’avéraient à plus de 120 000 dollars en six mois.
La mafia italienne de Montréal contrôle ce qui se passe dans la construction à 80 % des contrats. Les grandes entreprises de constructions s’entendent entres-elles pour truquer les appels d’offres publiques et gonfler les prix jusqu’à 35 %. C’est ce que nous affirment les enquêtes de Radio-Canada.
Après l’histoire du fameux Touch, le bateau à scandales d’Accurso, ou même, celle de l’appel téléphonique qu’à reçu François Beaudry, à propos des contrats prévus d’avance, sans ne mentionner qu’elles, il est inévitable qu’une majorité de la population exige une enquête publique dans l’industrie.
Nous croyons qu’une enquête publique, transparente et indépendante, serait beaucoup plus efficace qu’une simple enquête policière, puisque cette dernière n’est pas suffisante pour regagner la confiance des gens. Elle se cache en arrière-plan.
L’enquête publique, quant à elle, est large et enrôle de nombreux experts. Elle est longue, mais transmet un message puissant qui engage des débats dans la société. Elle étudie de fond en comble tout le fonctionnement de l’industrie, les modes de distribution des contrats, et plus encore.
Un climat mal saint se propage au Québec. La population doit être rassurée. L’enquête publique peut nous donner la vérité. La corruption dans le monde de la construction est d’intérêt public. Les gens se doivent de connaître l’exactitude du problème.
Il n’est pas impressionnant que la FTQ-Construction, ainsi que le gouvernement Charest, rejette la demande d’enquête publique. Ils sont entièrement concernés. Cette histoire pourrait grandement leur nuire, si ce n'est pas déjà fait.
Les scandales dans l’industrie sont comme des buffets all you can eat, où plusieurs personnes se sont gâtées. Il est très normal que certains groupes se protègent. Ils pourraient tout perdre.
Les policiers eux-mêmes recommandent une enquête publique, mais le gouvernement Charest privilégie l’enquête policière. Étonnant.
Le mouvement de revendication d’une enquête publique à ce sujet grandit de plus en plus. Les partis d'opposition, le maire de Montréal, le Vérificateur général du Québec, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, le président du Syndicat des policiers de la SQ, l'Association des procureurs de la Couronne, le président de la Fédération des travailleurs du Québec, ainsi que la population, sont tous favorables, tandis que le P.D.G. de la FTQ cherche ses mots.
Richard Goyette, directeur de la FTQ-Construction, renie toutes activités criminelles et accuse les médias de problème d’éthique. Selon lui, les médias se fient aux rumeurs et publient tout ce qui fait un cirque auprès de la société. Il explique que les enquêtes publiques ne sont là que pour s’amuser et agir de façon déjà concertée. Il pense que ces dernières ne mènent nulle part.
Le directeur de la FTQ argumente aussi sur le fait que la loi sur la commission d’enquête est dépassée, qu’elle doit être revue avant d’entreprendre de nouvelles démarches.
Cependant, il est indispensable de faire une commission d’enquête publique pour englober les coûts de la construction et les causes du travail au noir.
Une enquête plus large permettrait de trouver plus précisément qui fait mal son travail et qui abuse. Nous n’avons pas les moyens de gaspiller en cadeau de dizaines de millions aux entrepreneurs.
De plus, la sécurité des travailleurs de la construction est primordiale.
Lancement de la campagne «Le Niger, c'est notre affaire!»

Les endroits les plus achalandés de la Capitale Nationale seront pris d’assaut par une cellule étudiante.
12 novembre 2009, Guy Laflamme, professeur chevronné de l’école de gestion Telfer vous invite à la conférence de presse où seront dévoilées les activités de la campagne de sensibilisation « Le Niger, c’est notre affaire ! ».
Certains étudiants de l’Université d’Ottawa ont mis en commun leur esprit d’entrepreneur afin de venir en aide à l’un des pays les plus défavorisé dans le monde. Une importante campagne de sensibilisation est sur le point d’être lancée dans le but de promouvoir une série d’activités de financement qui auront lieu dans la région de la Capitale nationale. Les moyens utilisés ne laisseront personne indifférent et provoqueront plusieurs réactions.
Cette conférence aura le privilège d’accueillir entre autre : Un représentant de l’ambassade du Niger, le doyen de l’école de gestion Telfer ainsi que le professeur Guy Laflamme.
AIDE MÉMOIRE – OTTAWA
Quand : LE JEUDI 19 NOVEMBRE 2009
Heure : 14h00
Endroit : Desmarais 4130, Université d'Ottawa
Stationnement : Sous-terrain de Desmarais ou autres
Renseignement :
Vincent Dubuc
Étudiant à l’Université d’Ottawa
Tél : (514) 966-2997
vdubu097@uottawa.ca
Notre corps, une planète
Abeilles et bourdons butinent de fleur en fleur pour se nourrir, ce qui permet aux fleurs de se reproduire. Les plantes, quant à elles, contiennent une riche production de bactéries qui dépolluent sols et eaux, assurant ainsi la vie d’un millier d’autres espèces. Toute nature vivante est liée. C’est la biodiversité.
La vie est un réseau d’interactions et d’interdépendances entre des milliards d’êtres vivants. Il est important d’étudier et de prendre soin de l’environnement. C’est ce qu’une dizaine d’enfants de 11 ans nous racontaient, lors de leur présentation sur la biodiversité, à l’Agora de l’université d’Ottawa, le 9 novembre dernier.
À l’Académie Saint-Laurent, 15 étudiants de la sixième et septième année travaillent sur un projet fort intéressant pour leur cours de science. Quatre fois semaine, ils se rendent au Macoun Marsh, pour étudier et découvrir de nouvelles espèces.
Le Macoun Marsh, surnommé le Wetland, est un site naturel près du centre urbain d’Ottawa, où plus de 700 espèces ont déjà été repérées, et ça ne fait que commencer…
Les étudiants observent ce qui se passe dans cet environnement. Ils prennent des photos, font des tests d’eaux et tiennent un journal de bord où ils notent les moindres détails de leurs découvertes.
Durant la présentation, les invités pouvaient consulter les journaux de bord des élèves. La majorité des jeunes étaient présents pour répondre aux questions des spectateurs. On pouvait voir la passion dans leurs yeux.
« En 2003, j’étais un peu déprimé. Je cherchais une façon de motiver les enfants à apprendre sur la biodiversité. J’ai marché pour réfléchir à tout ça, et c’est là que j’ai découvert le Macoun Marsh », raconte Michael Léveillé, professeur de science à l’Académie Saint-Laurent et créateur du projet.
« J’ai tout de suite débuté les démarches pour transformer mon cours de science théorique en un cours pratique d’observations sur le terrain », rajoute-t-il.
Les enfants sont émerveillés par leurs découvertes. Ils aiment aller dehors, jouer dans la boue, prendre des bestioles dans leurs mains...
« Les cours pratiques sont vraiment cool. C'est meilleur que les livres ou la télévision. On apprend plus quand on est directement en contact avec la nature et les espèces », explique Éric Gauthier, 11 ans, étudiant à l’Académie.
Les étudiants travaillent présentement sur la reconstitution d’ossements de raton-laveur. Ces os ont été découverts sur Macoun Marsh par Anaïs Dupont, une des 15 élèves. Les jeunes lavent les os, apprennent les parties du corps, ainsi que les caractéristiques de l'animal.
« Nous avons déjà trouvé du vomi de hibou, et dans le vomi, nous avons trouvé les ossements d’un rat. Nous avons reconstitué le rat en classe. C’était drôle », raconte la petite Anaïs.
Plus tôt cet été, une compagnie indépendante de film s’est inspirée du projet Macoun Marsh pour produire un film éducatif appelé Our Incredible World.
Les journaux de bord, ainsi que les photos des élèves seront exposés au Eastern Ontario Biodiversity Museum.
Durant l’été, les étudiants de la sixième année ont présenté leur projet à l’UN (International Children's Conference) aux États-Unis.
Ce projet génère un intérêt croissant dans plusieurs pays.
« Notre corps est une planète. Notre bras contient plus de 600 bactéries et espèces qui dépendent l’une de l’autre. Il en va de même pour l’écorce d’un arbre ou les cellules du cerveau », dit Michael Léveillé.
« Les enfants sont le futur de notre planète, ils ont une soif d’apprentissage et sont ouverts d’esprit. Quand on leur permet d’apprendre en s’amusant, ils peuvent déplacer des montagnes », complète-t-il.
La vie est un réseau d’interactions et d’interdépendances entre des milliards d’êtres vivants. Il est important d’étudier et de prendre soin de l’environnement. C’est ce qu’une dizaine d’enfants de 11 ans nous racontaient, lors de leur présentation sur la biodiversité, à l’Agora de l’université d’Ottawa, le 9 novembre dernier.
À l’Académie Saint-Laurent, 15 étudiants de la sixième et septième année travaillent sur un projet fort intéressant pour leur cours de science. Quatre fois semaine, ils se rendent au Macoun Marsh, pour étudier et découvrir de nouvelles espèces.
Le Macoun Marsh, surnommé le Wetland, est un site naturel près du centre urbain d’Ottawa, où plus de 700 espèces ont déjà été repérées, et ça ne fait que commencer…
Les étudiants observent ce qui se passe dans cet environnement. Ils prennent des photos, font des tests d’eaux et tiennent un journal de bord où ils notent les moindres détails de leurs découvertes.
Durant la présentation, les invités pouvaient consulter les journaux de bord des élèves. La majorité des jeunes étaient présents pour répondre aux questions des spectateurs. On pouvait voir la passion dans leurs yeux.
« En 2003, j’étais un peu déprimé. Je cherchais une façon de motiver les enfants à apprendre sur la biodiversité. J’ai marché pour réfléchir à tout ça, et c’est là que j’ai découvert le Macoun Marsh », raconte Michael Léveillé, professeur de science à l’Académie Saint-Laurent et créateur du projet.
« J’ai tout de suite débuté les démarches pour transformer mon cours de science théorique en un cours pratique d’observations sur le terrain », rajoute-t-il.
Les enfants sont émerveillés par leurs découvertes. Ils aiment aller dehors, jouer dans la boue, prendre des bestioles dans leurs mains...
« Les cours pratiques sont vraiment cool. C'est meilleur que les livres ou la télévision. On apprend plus quand on est directement en contact avec la nature et les espèces », explique Éric Gauthier, 11 ans, étudiant à l’Académie.
Les étudiants travaillent présentement sur la reconstitution d’ossements de raton-laveur. Ces os ont été découverts sur Macoun Marsh par Anaïs Dupont, une des 15 élèves. Les jeunes lavent les os, apprennent les parties du corps, ainsi que les caractéristiques de l'animal.
« Nous avons déjà trouvé du vomi de hibou, et dans le vomi, nous avons trouvé les ossements d’un rat. Nous avons reconstitué le rat en classe. C’était drôle », raconte la petite Anaïs.
Plus tôt cet été, une compagnie indépendante de film s’est inspirée du projet Macoun Marsh pour produire un film éducatif appelé Our Incredible World.
Les journaux de bord, ainsi que les photos des élèves seront exposés au Eastern Ontario Biodiversity Museum.
Durant l’été, les étudiants de la sixième année ont présenté leur projet à l’UN (International Children's Conference) aux États-Unis.
Ce projet génère un intérêt croissant dans plusieurs pays.
« Notre corps est une planète. Notre bras contient plus de 600 bactéries et espèces qui dépendent l’une de l’autre. Il en va de même pour l’écorce d’un arbre ou les cellules du cerveau », dit Michael Léveillé.
« Les enfants sont le futur de notre planète, ils ont une soif d’apprentissage et sont ouverts d’esprit. Quand on leur permet d’apprendre en s’amusant, ils peuvent déplacer des montagnes », complète-t-il.
Une déesse en détresse

… alors, vous me dites que cette fille-là avait tout pour elle, qu'elle était ambitieuse, jouait du piano, chantait et dansait comme une déesse? Que cette fille-là, elle étudiait dans son domaine, qu’elle dégageait une telle assurance et maintenant… Plus rien? Même son copain ne veut plus rien savoir d’elle?
Exactement.
Elle a lâché l’école, ne joue plus de piano, ne danse et ne chante plus? Quoi? Elle a même pris 40 livres? Wow… Sa confiance doit avoir mangé un méchant coup…
C’est ça.
Des histoires comme ça, j’en ai entendu beaucoup. Beaucoup trop. Ça me frustre. Ça m’arrache les tripes du ventre. Pourquoi? Parce que les jeunes adolescents, de nos jours, tombent en dépression, un après l’autre, comme des petites mouches en hiver. En fait, ce n’est pas le fait de tomber en dépression qui m’agace, car je sais que nous avons tous nos moments difficiles. Ce qui me ''fou les chetons'', c’est comment on traite cette dépression ou plutôt, comment on mêle la vraie dépression à de simples symptômes qui découle de cette dernière.
J’ai l’impression que certains jeunes dit ''dépressifs'' sont ''brainwashé'' par la société, leur médecin, leur parent ou leur psychologue, car la plus part d’entres eux pensent réellement que les antidépresseurs changent leur vie, mais je ne crois pas qu’il est nécessaire d’en prendre, sauf dans certain cas. Je suis quand même consciente que la prise d'antidépresseurs pour certaines personnes est cruciale. Je sais que c'est une maladie.
Selon la SÉTUE (le syndicat des étudiants (es) et employés (es) de l’UQAM), entre 2005 et 2008, le nombre d’ordonnances d’antidépresseurs aux jeunes adolescents est passé de 676 642 à 2 004 416. Une hausse de 196 %. J’espère que le Québec est fier d’être devenu la province canadienne à fournir le plus d’antidépresseurs aux jeunes québécois. C’est dégueulasse.
Si je dis que ça me lève le cœur, c’est parce que les antidépresseurs sont comme de la drogue. Quand on commence à en prendre, on devient très vite accro. C’est pour ça qu’avant de donner des pilules aux jeunes, les professionnels de la santé devraient s’assurer qu’ils en ont réellement besoin, car l’utilisation surélevée de ces pilules peut avoir des effets néfastes à la longue… Selon l’agence européenne du médicament (AEM), le risque de suicide chez les jeunes traités avec antidépresseurs est plus élevé.
Autre petite anecdote :
Je suis en première année d’université. Je viens de loin. Je me sens seule. Je me suis accrochée à un homme, comme à une bouée de sauvetage, pour trouver le temps moins lourd, et bang! Tout s’écroule. Il me laisse tomber. Je vois noir. Je pleure. Je décide d’aller rencontrer un psychologue pour la première fois de ma vie.
À peine 5 minutes après mon arrivée dans le bureau, sans même m’avoir adressé la parole, on me fait passer un test de dépression. Je suis dans un état émotionnel assez catastrophique, puisque je viens tout juste de me faire jeter à la poubelle. Quand on se sent comme de la merde, généralement, on n’attend pas 6 mois plus tard pour consulter. Je remplis donc le questionnaire en fonction de mes sentiments du moment présent et je vais rencontrer le psychologue.
Première chose qu’il me dit, c’est que j’ai besoin d’antidépresseurs, parce que je suis classée dans un état de dépression assez grave. Wow… Bravo le psychologue! Tu ne me connais même pas, tu ne m’as même pas parlé. Et quoi? C’est très normal de me sentir de cette manière, toute nue, en petite boule devant l’infini.
C’est ça le ''maudit'' problème. On donne trop vite le médicament aux jeunes qui n’en ont pas vraiment besoin. Il faut être prudent et bien analyser l’état psychologique du client, car tout ça, c’est du cas par cas.
C’est assez facile à comprendre. La récession économique n’aide pas. Les cliniques ont moins d’argent, il y a donc moins de spécialistes de la santé, alors ceux qui reste? Ils sont débordés bien sûr. Je parle ici autant des médecins que des psychologues. Ils n’ont tout simplement pas le temps d’évaluer les patients et préfèrent leur donner des médicaments pour passer à un nouveau dossier.
On n’aide pas du tout le patient en faisant ça. On le sort de la drogue illégale pour l’étouffer dans la drogue légale : les antidépresseurs. On se fit à la première impression qu’on a du jeune quand on devrait le scruter de fond en comble. Où sont les vraies valeurs là dedans?
Je ne veux pas accuser ici les professionnels de la santé, je sais que ce n’est pas une question de compétence, mais plutôt une contrainte de temps et un manque de rigueur.
Les publicités qui ne cessent de passer à la télévision pour la sensibilisation de la dépression m’énervent elles aussi. Pourquoi? Parce qu’on dirait que ça banalise le fait d’être en dépression. Demandez-vous pourquoi la hausse des antidépresseurs augmente toujours après ça?
Enfin, il faut aussi souligner que l’industrie des antidépresseurs apporte abondamment de blé au Québec. Selon un article écrit par Jean-Philippe Pineault dans Rue Frontenac, en 2008, les patients ont dépensé 341,4 M$ pour ces petites pilules de bonheurs.
Impressionnant, mais louche.
Parfois, je m’endors avec une boule dans la gorge et je me demande si le monde dans lequel on vit est aussi sale qu’il en a l’air…
Je suis loin d’être une spécialiste dans le domaine, mais selon moi, bourrer les gens de pilules devrait être un dernier recours, sauf dans certains cas. Suivre une thérapie, faire du sport, se vider le cœur, s’entourer de gens qu’on aime, aller dehors, prendre des bains de mousse, écrire, etc., ce sont tous des petits trucs qui peuvent nous embellir la vie.
Je crois que pour passer au travers d’un obstacle difficile, il faut vivre la peine à fond. Surtout pas, mais surtout pas la geler avec des médicaments ou autres drogues. C’est difficile de s’en sortir, oui. Mais on peut tous y arriver avec de la détermination, du courage, ainsi qu’un bon soutien.
Un homme de glaçe au coeur d'or

Jean-Yves Thériault, un champion mondial? Oui, mais d’abord un père, un fils et un ami. C’est avec passion non dissimulée qu'il parle de ses victoires, autant sur le plan sportif qu’intellectuel.
Aussi connu sous le nom d’Iceman en raison de sa capacité à encaisser les coups sur le ring et de son regard glacial, Thériault est une légende vivante du kickboxing.
Né le 15 janvier 1955 à Paquetville au Nouveau-Brunswick, l’Acadien a quitté son coin de terre à l’âge de 5 ans, après la mort de son père. Il déménage ensuite à Ottawa avec sa mère et ses cinq frères, où l’État le place en famille d’accueil, jusqu’à son adolescence.
Trimballé d’une famille à l’autre pendant plusieurs années, c’est à 18 ans qu'il découvre les arts martiaux, plus précisément le jiu-jitsu, qu’il pratique jusqu’à l’obtention de sa ceinture bleue. « C’est à ce moment-là que j’ai entendu dire qu’il y avait un nouveau sport qui se développait et c’était le kickboxing. Moi, j’ai sauté sur le wagon comme on dit ».
Sous la direction de John Thérien, il remporte son premier combat de kickboxing en 1976. « À partir de là, j’ai appris la science de combattre, parce que ce n’est pas juste un sport… Quand on fait le sport de façon récréative, c’est juste ça, c’est un sport. Quand on commence à le faire de façon compétitive, ça devient une science. Il y a toutes sortes de composantes qui font qu’on a le succès qu’on veut ou non.»
Compétiteur de nature, Thériault comprend assez vite que pour réussir il doit étudier son domaine, de l’anatomie humaine à la psychologie sportive. « J’ai été de façon approfondie, mais c’est ça qui m’a permis d’avancer... Il faut avoir une certaine intelligence pour accéder au championnat mondial, ça ne s’arrête pas à la contribution physique », raconte Thériault.
Selon lui, l’éthique de travail, l’engagement, le prix à payer pour gagner, le focus, ainsi qu’un entourage positif, sont tous des points essentiels à la réussite dans ce domaine.
Iceman eu la chance de consulter un psychologue de façon régulière pour prendre soin de sa santé mentale et garder ses objectifs en tête. « Je crois que la pire des choses qu’on peut faire comme être humain, c’est de ne pas demander d’aide lors de grandes remises en question et d’en venir à des conclusions par nous-mêmes », avoue-t-il.
Jean-Yves Thériault s’est souvent posé la question si c’était vraiment dans ses valeurs de donner des coups de poings et des coups de pieds sur un autre être humain. Absolument pas. Il n'est pas violent. Il a été capable de déterminer que ce qu’il fait est un sport et que cet art est beaucoup plus profond qu’il en a l’air.
En 1978, Iceman remporte le championnat canadien de kickboxing. Puis, en 1980, il gagne le titre de champion du monde de kickboxing chez les poids moyens, titre qu’il conserve pendant 15 ans.
« Toutes ces victoires m’ont apporté plus que des médailles. Elles m’ont apporté une bonne santé et un bon conditionnement physique, même à 55 ans. Du côté psychologique, elles m’ont apporté de la confiance, de l’estime de soi, ainsi qu’un sens de je-m’en-foutisme. En fait, ce que les autres pensent de nous, ce n’est pas de nos affaires. Ce qui est important, c’est ce qu’on pense de nous-mêmes. C’est ce que je veux apprendre à mes filles », explique-t-il.
Iceman croit que c’est essentiel d’avoir un rêve, d’y croire et de s’y engager avec passion. Il croit aussi que toutes ces victoires lui ont permis de bien équilibrer sa vie en six parts égales : le physique, l’émotion, la spiritualité, l’intellect, la vocation et le social. Jean-Yves Thériault est à l’écoute de ses émotions et avoue avoir toujours peur avant d’embarquer sur le ring.
Champion du monde de kickboxing 23 fois, Jean-Yves Thériault prend sa retraite le 1er décembre 1995. « Ce n’est pas au kickboxing que j’ai vécu mes plus belles expériences. Après ma retraite, j’ai voulu rendre tout ce qui m’avait été donné. J’avais l’impression d’avoir tout eu et le vedettariat ne me plaisait pas tant que ça », dit monsieur Thériault. Iceman a donc été président d’honneur de Rêve Jeunesse pendant plusieurs années, ce qui lui a apporté plus de satisfaction personnelle que le championnat mondial.
« J’ai travaillé avec un jeune qui avait la leucémie. Il est mort par la suite. Là, j’ai réalisé que quand les gens me disaient que j’étais brave et fort parce que j’étais champion du monde, ces mots-là étaient vides. Quand on pense à un parent qui sait que l’enfant qu’il a mis au monde ne sera plus vivant dans quelques mois… Si ce n’est pas du courage ça, c’est quoi? Je ne peux même pas te dire à quel point cette histoire m’a affectée… », raconte-t-il la larme à l’œil.
Les bonnes valeurs d’Iceman se sont renforcées et il a débuté les meilleures années de sa vie. Il a même été le sujet d’un film produit par l’office national du film (ONF) et a aussi écrit un livre sur les techniques de combat gagnantes.
La carrière de Jean-Yves Thériault est honorable. Même à son âge, il continu de s’entraîner cinq fois semaine et d’enseigner le kickboxing des deux côtés de la rivière.
« Tout ce qu’il manque à mon petit casse-tête de vie maintenant, c’est d’écrire un livre de recettes sur mes plats préférés des autres pays, car j’ai fait énormément de voyage avec mon travail. Je veux aussi apprendre à jouer de la guitare et faire partie d’un orchestre avant de mourir… », rajoute-t-il les yeux pétillants d’espoir.
Subscribe to:
Comments (Atom)





