Monday, January 18, 2010

Solutions efficaces quant à l’itinérance

Le 16 octobre dernier se déroulait La 20e nuit des sans-abri, dans plus de 23 villes du Québec. La nuit des sans-abri est un événement de sensibilisation à la situation de la pauvreté, de désaffiliation sociale et d’itinérance.

Chaque automne, une partie de la population est invitée à passer une nuit dans la rue, en guise de solidarité à ceux qui doivent s’y confronter au quotidien.

Cet événement se déroule à grandeur du Québec. Il se déroule, en collaboration avec plusieurs partenaires, dans un lieu public choisi par l’ensemble des participants. De nombreux spectacles et animations se font entendre jusqu’aux petites heures du matin.

La principale revendication de La nuit des sans-abri est de mettre en place, le plus vite possible, une politique globale en itinérance. Le RAPSIM veut que cette politique améliore les droits de la personne à risque d’itinérance quant aux logements sociaux, au revenu, à l’éducation et la santé mentale.

L’État s’est désengagé au cours des dernières années. Les conditions de vie se sont aggravées. Plusieurs organismes ont vu le jour pour répondre aux besoins de l’itinérance.

La 20e nuit des sans-abri est un évènement remarquable quant à la sensibilisation à l’itinérance. Elle touche plus de 50 000 Québécois chaque année.

La Ville d’Ottawa contribue aussi vigoureusement à l’amélioration de la cause des sans-abri. Elle démontre que 89 % des 1 588 familles et personnes solitaires, qui ont bénéficié de ses services de prévention, sont parvenus à garder leur logement. La Ville d’Ottawa compte 1 000 places d'hébergements d’urgences.

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, cinq causes résultent de l’itinérance familiale : le manque de logements abordables, le revenu insuffisant, la violence familiale, le manque de service et de soutien, ainsi que la discrimination. Plusieurs solutions sont possibles pour diminuer le nombre de sans-abri.

Pour avoir plus de logements, il faut préserver ceux locatifs et abordables qui existent déjà, aider davantage les familles à se trouver un logement et mettre en place des stratégies pour éviter les expulsions. Par exemple, l’information sur le paiement direct des loyers, les services publics, ainsi que les banques d’aides au loyer.

La diminution de la pauvreté nécessite l’augmentation des taux d’aide au revenu et le salaire minimum. L’accès aux dépôts contre les dommages éventuels doit être amélioré et il faut offrir plus de programmes d’initiation au travail, de préparation à l’emploi, de formations professionnelles, ainsi que de soutien pour les gens qui souhaitent poursuivre leurs études.

En ce qui concerne la violence, il faut sensibiliser les gens contre la violence et mieux les informer. Sans oublier d’améliorer la protection policière et l’accès aux services juridiques.

Pour améliorer l’accès aux services, il faut plus de guichet unique, de registres de logements disponibles, de services ciblés pour les immigrants et autres groupes éprouvant de l’analphabétisme. Financer les programmes qui viennent en aide aux familles, comme la thérapie individuelle, soutien à la jeunesse, formation rôle de parent, service de garde subventionné, peut aussi grandement aider le phénomène d’itinérance. Il faut fournir davantage de services pour répondre aux besoins de personnes toxicomanes, méprises de problèmes psychologiques et psychiatriques.

La discrimination peut s’atténuer avec plus de stratégies pour prévenir le racisme et la discrimination. Malheureusement, ces phénomènes sont encore très présents de nos jours.

Plusieurs stratégies sont utiles pour favoriser l’acceptation par les collectivités des projets de logements abordables et des refuges pour sans-abri. Par exemple, une communication tôt, ouverte, fréquente et exacte. Une utilisation efficace des médias est aussi indispensable, d’autant plus que de bonnes relations avec les politiciens locaux, une bonne planification et compréhension du processus communautaire. La persévérance est de mise.

Les promoteurs de projets pour les logements abordables des sans-abri sont conscients d’être confrontés à une opposition. Une partie de l’opposition ne peut être vu en surface. C’est pour cette raison qu’il est important d’utiliser ces stratégies pour obtenir l’acceptation des collectivités.

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